Une entreprise Canadienne installée à Montréal.

Historique de la Poterie de Nabeul
La production de poterie, qui représente à l’heure actuelle l’un des secteurs clés de l’artisanat du Cap Bon, a des origines anciennes, comme l’ont confirmé les récentes découvertes qui font remonter à une vingtaine de siècles. Dans les alentours de Nabeul on a retrouvé des fours datant de l’époque romaine, utilisés pour cuire les briques et les amphores. On suppose que la production était destinée à la fabrication de conteneurs des denrées agricoles du Cap Bon pour l’exportation de l’huile, du vin et des produits de la pêche. Pendant le Moyen-âge, la production céramique destinée à l’exportation et au transport des produits agricoles connut une période de déclin, même s'il est probable que la production de poterie d’usage quotidien ait continué (poterie et récipients de cuisine).
Au XVe siècle des potiers provenant de Djerba introduisirent à Nabeul leur art céramique : ces artisans, attirés en ville par la présence d'importants gisements d'argile dont l’exploitation remonte à l’Antiquité, s'installèrent aux limites de l’agglomération urbaine. Après le développement de l’industrie touristique, les potiers se sont orientés vers une production liée aux goûts de la clientèle étrangère.
A partir de la fin du XIXe siècle, cette céramique, a vu augmenter son renom, grâce à la grande production et à la variété des modèles, qui s'inspirent souvent à la tradition ancienne ou moyenâgeuse. Appréciée pour ses couleurs jaune et vert et pour ses décorations, elle est devenue l’un des symboles de l’artisanat du Cap Bon.
Nabeul est réputée en Tunisie et à l'étranger pour la qualité artistique de ses poteries, en particulier de ses assiettes peintes et de ses faïences. Cette production est venue s'ajouter aux traditionnels articles utilitaires crus et poreux ; elle est relancée pendant la première moitié du xxe siècle grâce aux recherches des Français Tessier et Verclos et du Tunisois Jacob Chemla.
Leurs efforts sont poursuivis par les artisans des ateliers locaux car la profession se transmet de père en fils. Plusieurs importants musées commencent à considérer avec intérêt les productions comportant certaines signatures, notamment celles de ces rénovateurs.
